Opération multidimensionnelle et internationale née en 1994 à Bruxelles initiée et crée par l'artiste B. HAMS
I

L’opération « Les Mains de l’Espoir », soutenue et animée par l’association « AFOUS », a été mise en chantier voilà plus de huit ans par l’artiste d’origine algérienne HAMSI Boubeker. Le nom « AFOUS » d’origine tamazirt (berbère), signifie la main. La main ouverte, symbole universel d’accueil, d’amitié et de solidarité, est devenue ainsi à travers les innombrables ateliers et expositions qui se sont succédé depuis lors, un support graphique dont la signification est accessible à tous, petits et grands, personnes âgées ou handicapées, de tous pays, de toutes cultures.
Après l’organisation sur le thème des droits humains, du respect de l’autre et de la non- violence, chaque participant est invité à enrichir l’empreinte de sa propre main d’un dessin et d’un message de paix et de tolérance. HAMSI a choisi de lancer, avec des enfants du monde entier et, en particulier, avec des enfants victimes de guerres ou de génocides, un vibrant appel en faveur de la paix.

Faut-il rappeler brièvement les multiples réalisations de l’association ?
Bien du chemin a été parcouru, bien des actions ont été entreprises depuis sa fondation à Bruxelles en 1995. Ainsi, après le premier atelier organisé en décembre 1995 à Molenbeek, la « ronde de l’espoir » a fait de proche en proche le tour de l’agglomération bruxelloise, s’arrêtant en plusieurs communes (à Bruxelles-ville, Schaerbeek, Uccle, Molenbeek, Laeken) au cours de 1996. Déjà des occasions lui étaient offertes de se transporter ailleurs dans le pays, de chaque côté de la frontière linguistique (à Mol, Anvers, Namur, Mons, Charleroi, Soignies...), et, de manière plus significative encore, à l’étranger (dans la banlieue parisienne, à Aubervilliers, et dans des écoles primaires de Sarajevo et alentours). La même année, grâce à l’appui de députés européens, les premières expositions répercutaient le message au-delà des frontières : à Esch-sur-Alzette, et à Strasbourg au Parlement européen.
Durant les années suivantes, de 1996 à 1999, la « ronde universelle » continue à se déployer. Elle suscite l’intérêt et le soutien moral de diverses personnalités : artistes, acteurs, sportifs, religieux, chefs d’Etat ou hauts responsables d’institutions internationales, hommes politiques de tendances diverses et deux Prix Nobel de la Paix. Elle passe par des écoles, des foyers d’accueil, des centres culturels, des lieux de prestige comme l’atrium du bâtiment de la Communauté française de Belgique. Elle franchit même la lourde porte de certaines prisons : Marneffe, Huy, Saint-Gilles à Bruxelles, associant à l’espoir les détenus et leurs enfants. Elle s’installe dans des maisons communales, sur des plaines de jeux, sur un théâtre de verdure et jusque dans la rue. Sur la place Keym à Boisfort, des enfants de plusieurs écoles peignent une fresque de 18 mètres. A Bruxelles, un bus de la STIB décoré de « Mains de l’Espoir » circule pour faire connaître l’opération.
En 1999, les activités se multiplient encore. En Belgique, il ne se passe pas un mois sans qu’il ne soit marqué tantôt par un atelier, tantôt par une exposition. Comment parler également dans les détails de tout ce qui se passe hors de Belgique, notamment, en Hollande, en Allemagne, en Algérie, en France, au Sénégal. Dans des dizaines de pays de par le monde, des sympathisants d’AFOUS et messagers de la paix intéressent des enfants à l’opération et collectent leurs dessins. Retenons quelques moments forts : la réalisation de la « Fresque de l’Espoir » à Genève lors du Grand Rassemblement de la Jeunesse de la Francophonie ; la grande exposition de Assen en Hollande et la participation de 600.000 jeunes à la réalisation de 103 fresques lors de l’Appel de La Haye pour la paix : les fêtes de mai et d’octobre à Romans dans la Drôme (France) ; les deux « Fresques du Millénaire », réalisées durant les ateliers de l‘école N-D des Champs à Uccle (Bruxelles) ; le « Mur de l’Espoir » qui réchauffe le parloir de la prison de Saint-Gilles ; enfin, au Petit Château (Bruxelles), l’organisation en collaboration avec Amnesty International, d’un atelier pour des enfants des demandeurs d’asile et la réalisation d’une fresque à l’occasion du 10ème anniversaire de la Convention des Droits de l’Enfant.
En 2000, l’association AFOUS a poursuivi un travail intensif pour faire connaître son projet sur les cinq continents. Entretiens avec des journalistes de la presse écrite, émissions télévisées, création d’un site internet, composition et enregistrement d’une chanson « Hymne de l’Espoir », parallèlement aux divers ateliers et expositions, aucun effort n’a été omis.
Ainsi a été clôturée solennellement la première phase de l’opération lors de l’exposition récapitulative présentée à la Maison Communale de Schaerbeek.

En 2001, exceptionnelle année charnière qui inaugurait à la fois le siècle et le millénaire.
Le mardi 18 septembre était selon la résolution 36/67 du 30 novembre 81(« chaque troisième mardi de septembre »), la « Journée Internationale de la Paix » et aurait dû marquer le point culminant de l’opération « Les Mains de l’Espoir ».
L’actualité tragique du 11 septembre a bien évidemment annulé l’événement.
Initialement, une délégation d’enfants envoyés par Afous asbl allait être reçue officiellement au siège de l’O.N.U. à New York par Madame Kofi Annan, et une manifestation sans précédent devait également y avoir lieu. Quelques-uns des enfants ont vécu des moments tragiques : l’une a échappé au génocide rwandais à l’âge de six ans, une autre a grandi dans le dénuement des Tibétains réfugiés au Népal, les enfants de Bosnie ont connu la sale guerre. Ils devaient remettre à Madame Kofi Annan une requête pour que la « Journée Internationale de la Paix » soit définitivement stabilisée et une œuvre exprimant un message de paix universelle. Quoi de plus interpellant que le message adressé à tous les états de la planète par des enfants meurtris par les armes, par les deuils, par la famine ? Ils désirent demander aux hommes de partout d’apprendre à se respecter mutuellement par delà leurs différences et de l’apprendre à leurs enfants. Ils veulent rappeler que c’est dans les cœurs que se prépare la paix ou, hélas au contraire, la guerre. Qu’aucun accord de paix n’est ni possible ni durable aussi longtemps que s’exaspèrent les haines d’origine ethnique ou religieuse, avec leur cortège d’injustices, d’intolérances ou de violences.

Le 18 septembre, malgré l’actualité, de nombreux défenseurs de la paix ont tenu à suivre l’appel d’Afous et à donner un grand signe de paix à cette journée, en participant à diverses manifestations prévues à cette occasion ou en les organisant de par le monde (Inde, Argentine, Bosnie, France, Nicaragua,, Pays-Bas…).
Du 1 au 30 octobre, plus de 2000 dessins réalisés par les élèves de plusieurs écoles de la région de Rotterdam (Brielle), ont été exposés dans l’église De Bedevaartskerk voor de Martelaren van Gorinchem.
En novembre 2001, l’opération des Mains de l’Espoir a été choisie comme thème par la Ville de LORIENT (France), dans le cadre de la semaine des Droits de l’Enfant, puis à Toulouse (Ramonville), en partenariat avec « Enseignants pour la Paix ».
En 2002, plusieurs ateliers et expositions, ont été réalisés en Belgique, plus récemment, la création de la fresque murale à l’Institut Chomé (Anderlecht).
En février 2002, l’asbl publie un catalogue « Les Mains de l’Espoir » qui reprend en français et en anglais l’historique et de très nombreuses illustrations de l’opération depuis sa création.
L’ensemble de l’année a été occupé par la préparation avec l’asbl Alladin d’une fresque murale de 40 mètres qui a été inaugurée le 21 septembre.
A partir de février, l’asbl s’est consacré aux préparatifs de la Journée Mondiale pour la Paix du 22 septembre, en faisant de Bruxelles la Capitale Mondiale pour la Paix, et en organisant plus de 30 manifestations avec plusieurs partenaires. A cette occasion, un cd-rom interactif en faveur de la paix et de la non-violence a été réalisé avec l’aide du Ministère de la Culture, et offert dans les écoles de la Communauté Française.

En novembre 2003, plusieurs ateliers ont été réalisés, suivis d'une grande exposition au parlement de la communauté française, dans le cadre de "La Journée Mondiale des Droits de l'Enfant".

Mars 2004, plusieurs ateliers ont été réalisés, suivis d'une grande exposition à la galerie "Progrès", dans le cadre de "La Journée Internationale pour l'Elimination de la Discrimination Raciale.

 

 

 

 



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